Conclusion
- John Drake
- 2 janv. 2016
- 2 min de lecture
Au terme de ce travail, il est possible de voir que les deux crises se ressemblent, mais se différencient à la fois. Ceci est valable tant pour les origines et le déroulement de la crise, que pour les interventions des gouvernements et banques centrales dans les difficultés qu’ont connues les banques. Concernant la crise, on a pu remarquer que le pays d’origine était chaque fois les Etats-Unis. Chacune d’elles est due à la facilité avec laquelle les gens pouvaient obtenir des crédits. Les banques ont essayé de faire face à la crise de liquidité en vendant des actifs. Mais cela n’était pas suffisant. Les gouvernements et banques centrales ont vu donc l’importance d’intervenir en 2008, afin de limiter les dégâts, ce qui n’a malheureusement pas été la réaction en 1929, où la FED elle-même a sombré dans la vague de panique. Au final, chaque crise s’est répandue au niveau international, néanmoins en prenant plus de temps en 1929 car les relations internationales étant encore peu développées à cette époque. On a aussi vu que des différences dans la crise en tant que telle existent. L’origine des crises était différente : un krach boursier en 1929 versus un krach immobilier puis bancaire en 2008. Mais les deux crises ont provoqué des crises de confiance. A nouveau, en 2008, grâce à l’intervention rapide des gouvernements et banques centrales, celle-ci s’est vue vite enrayée, provoquant ainsi moins de dégâts sur les banques ; alors qu’en 1929, le fait que la FED n’intervienne pas à provoqué un effet domino dans la vague de faillites des banques. Quant aux interventions à proprement parler, la même erreur a été commise lors des deux crises : le non-sauvetage d’une banque, même si elles étaient de nature différente. Cependant en 2009, l’erreur n’a pas été répétée dans la suite, car les gouvernements et banques centrales sont intervenus en fournissant assez de liquidités pour sauver celles qui étaient au bord du gouffre, et empêchant ainsi tout le système de s’effondrer ; alors qu’en 1929, chaque banque en crise a été abandonnée. La vague de panique qui avait débuté en 2008, s’est donc vue vite arrêtée, l’Etat assurant les dépôts des individus et offrant des garanties ; ce qui n’avait pas été le cas 80 ans plus tôt. En conclusion, nous pouvons donc dire que, malgré que ces deux crises soient fort semblables à certains points de vue (et différent à d’autres), les gouvernements et banques centrales ont compris la majorité de leurs erreurs faites lors de crises précédentes, et ne les ont pas répétées cette fois, même si au début, avec la faillite de Lehmann Brothers, certains observateurs pensaient l’inverse.

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